Une alimentation éco-friendly !

Notre alimentation est sujette à beaucoup de discussions car elle fait partie de notre patrimoine culturel.

Aujourd’hui, elle est au cœur de nos préoccupations à la fois pour notre santé et pour notre planète. De plus en plus de personnes sont à la recherche d’une alimentation saine et éco-responsable.

 

En effet la chaîne de production est longue entre la semence et l’assiette. Elle passe par les exploitations agricoles de plantations et d’élevages, la transformation de ces produits, le transport, le stockage, la vente, la préparation et malheureusement le gaspillage alimentaire.

La FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations – Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) rapporte dans son étude [1] de 2013 que 14.5% d’émissions de gaz à effet de serre résultent de l’élevage, ce qui est plus que le transport routier mondial.

  • Impact carbone de 20 produits alimentaires

Voilà un graphique récapitulant l’impact carbone de nos plantations et élevages en le comparant à l’impact carbone de la voiture. [2]

Nous voyons qu’environ 10.6 km (6.6 miles) parcourus par une voiture sont équivalents à la consommation d’un plat de viande bovine. 

Nous pouvons aussi constater que manger de la viande rouge est 2 fois plus impactant que manger de la viande blanche qui, elle même, est 3 fois plus impactante que les légumes ou les céréales.

De plus, les animaux issus de l’élevage produisent eux-mêmes des gaz à effet de serre. Un bœuf émet chaque année environ 100 kg de méthane (CH4), gaz dont l’effet sur le réchauffement climatique est 25 fois plus impactant que le CO2. [3]

  • Régime alimentaire

Alors se pose la question du régime alimentaire. Voilà une étude qui montre les différents impacts entre personnes aimant un bon steak et végétaliens.

Pour autant ces graphiques sont à lire avec prudence même si l’ordre de grandeur est juste.

En effet, il y a une différence entre une vache nourrie à l’herbe et celle nourrie aux céréales. De même, manger des céréales et des légumes issus d’une production de type monoculture intensive n’a pas le même impact qu’une production issue d’une agriculture raisonnée.

Enfin les circuits courts réduisent notre impact écologique. Ce n’est pas la même chose que d’acheter un kiwi qui vient du Sud-Ouest de la France et un kiwi de Nouvelle-Zélande.

De plus, d’un point de vue de la santé humaine, il faut aussi être prudent avec les régimes carnivore ou végétalien. [4]

  • Autres solutions

Certaines personnes privilégient un potager personnel en mode permaculture qui est encore plus soucieux de l’environnement. Pour une meilleure gestion de l’eau le paillage (c’est à dire mettre de la paille ou de l’herbe sur la terre du potager, afin, d’éviter une évaporation de l’eau) est une bonne optimisation.

Jardin personnel permaculture

En ce qui concerne la gestion des déchets, un compost permet de réduire ces déchets alimentaires. Des petits sont adaptés au milieu urbain et aux appartements.

Un poulailler vous permettra aussi de les réduire et vous donnera le plaisir de manger des œufs frais.

Pour autant manger un bon repas doit aussi rester un moment de partage et de bonheur !

Référence:

[1] –  http://www.fao.org/3/a-i3437e.pdf

[2] – EWG (2011), Meat Eater’s Guide to Climate Change and Health

[3] – http://www.inra.fr/Grand-public/Rechauffement-climatique/Tous-les-dossiers/Changement-climatique-gaz-a-effet-de-serre-et-agriculture/Methane-gaz-a-effet-de-serre/(key)/4

[4] – https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/nutrition-vegetariens-moins-bonne-sante-carnivores-53218/

Si vous souhaitez nous aider, vous pouvez contribuer à notre projet via Tipeee.